Les 9 et 11 février, la salle 1 du site Odyssée, à Guyancourt, s’est transformée en espace de soins et de secours.
Les apprentis de la classe de Terminale CAP Cuisine ont participé à deux journées de formation dédiées au Sauveteur Secouriste du Travail (SST).
En arrivant lundi matin, ils ne s’attendaient pas à vivre cette expérience aussi unique qu’instructive.
C’est Angélique Bossuet, formatrice en SST et pompier volontaire passionnée, qui anime ces deux séances afin de sensibiliser, former et certifier ces jeunes.
Une mission, assurée depuis plusieurs années au CFA TRAJECTOIRE et dans d’autres structures, qui a du sens et dont la portée est puissante puisque la finalité n’est autre que d’apprendre à apporter les premiers gestes de secours… jusqu’à sauver des vies.
Suivre cette formation transforme et responsabilise.
Intense et engageante, cette formation ne se limite pas à l’apprentissage de gestes techniques : elle permet aux participants de comprendre leur rôle dans la prévention des risques professionnels et de prendre pleinement conscience de leurs responsabilités au sein de l’entreprise, comme dans la vie au quotidien.
Comprendre son rôle et le cadre réglementaire
La formation a débuté par une réflexion sur le cadre dans lequel s’inscrit l’intervention du Sauveteur Secouriste du Travail.
Être SST, c’est agir en cas d’accident, mais c’est aussi évoluer dans un environnement réglementé où chacun a des droits et des devoirs.
Les échanges ont mis en lumière les conséquences humaines, financières et juridiques d’un accident du travail.
Derrière les chiffres se cachent des réalités bien concrètes : blessures, désorganisation des équipes, impact économique pour l’entreprise.
L’occasion d’échanges sur la santé au travail et l’importance de l’action que chacun, à son niveau, peut mener.
S’inscrire dans une démarche de prévention
Très vite, la formation a pris une dimension participative.
Les apprentis ont été amenés à réfléchir à leur propre capacité d’action au sein de l’entreprise.
Comment contribuer à la prévention ?
Comment signaler un danger ?
Comment participer à l’amélioration des conditions de travail ?
À travers des exemples issus de leur secteur professionnel, ils ont étudié le processus d’apparition des risques et appris à identifier les situations dangereuses.
Ils ont également distingué ce qui relève de la prévention (agir en amont), de la protection (limiter les conséquences) et de la réparation (intervenir après l’accident).
Cette approche globale leur a permis de mieux comprendre qu’un accident n’est jamais le fruit du hasard, mais le résultat d’un enchaînement de facteurs.
Protéger, examiner et alerter : les premiers réflexes essentiels
La première journée s’est poursuivie avec l’apprentissage des gestes fondamentaux.
Toujours accompagnée par son célèbre mannequin, surnommé Bob, notre formatrice montre les premiers gestes de secours à appliquer.
Si le massage cardiaque, enchainement de 30 compressions, 2 insufflations, n’est pas correctement réalisé, Bob n‘émet aucune lumière.
Quand il commence à s’allumer en rouge cela signifie que le massage cardiaque commence à être efficace. L’objectif est de faire circuler le sang jusqu’au cerveau de la victime.
Si Bob a le cerveau qui clignote en rouge : C‘est gagné !
Mais avant même de secourir, il faut savoir protéger.
Les apprentis ont appris à identifier et supprimer un danger lorsque cela est possible, à réaliser un dégagement d’urgence si nécessaire et à adopter la bonne conduite en toutes circonstances.
Un temps important a également été consacré à l’alerte.
Savoir contacter les numéros d’urgence ne suffit pas : il faut transmettre un message clair, structuré et précis. Décrire efficacement une situation peut permettre aux secours d’intervenir plus rapidement et plus efficacement.
Les premières mises en pratique ont permis aux participants de s’exercer face à différentes situations : saignement abondant, malaise ou encore prise en charge d’une victime inconsciente qui respire encore.
Progressivement, les gestes deviennent plus assurés et les réactions plus structurées.
La pratique au cœur de la deuxième journée de formation
La seconde journée a été consacrée à des mises en situation plus approfondies. Confrontés à des scénarios réalistes, les apprentis ont dû analyser rapidement la situation, sécuriser les lieux et intervenir avec méthode.
Pour chaque situation, les apprentis se portent volontaires pour être secouristes, témoins ou victimes.
Angélique Bossuet, en amont, explique le contexte et répartit les rôles.
Les secouristes du moment attendent dans le couloir, le temps que chacun découvre ce qui est attendu de sa fonction.
C’est parti !
Le premier scénario les amène dans la cuisine d’un restaurant où une cuisinière, couteau à la main, découvre son collègue inconscient, à terre, une plaie béante à la cheville.
Lorsque les secouristes découvrent la scène, c’est tout un enchaînement de réactions qui se met en place.
Il faut agir, vite et avec réflexion !
La victime mise hors de danger, vient l’heure du débriefe.
C’est à ce moment-là que l’évidence saute aux yeux.
La scène est reprise étape par étape pour mieux comprendre la gestion des priorités.
En l’occurrence, la priorité n’était pas de soupçonner la cuisinière qui avait son couteau à la main et de mener une enquête mais bien de compresser la plaie à la cheville avant de parler à la victime, de vérifier sa respiration et de la mettre en position latérale de sécurité.
Les apprentis enchaînent avec les exercices suivants.
Un cas de double victime dans une même pièce, l’une d’étouffement, l’autre de malaise, fait réfléchir aux priorités à donner.
Une fois le bonbon avalé de travers éjecté, il est grand temps de prendre toute la gravité de cette double situation en mains.
Les apprentis ont peu de répit.
Á peine se sont-ils remis de leurs premières interventions, qu’une maman dont le bébé devient tout mou et tout pâle dans ses bras permet de découvrir que les gestes de secours ne sont pas les mêmes pour adultes que pour les bébés et les enfants.
Chaque scénario réserve son lot de surprises et surtout d’apprentissage.
Ces exercices pratiques ont permis de développer à la fois la technicité des gestes, la gestion du stress, la coordination entre intervenants et les bons réflexes.
Une compétence professionnelle et citoyenne
Au terme de ces deux journées, les apprentis ne repartent pas seulement avec une certification. Ils ont acquis une véritable culture de la prévention et une meilleure compréhension de leur rôle dans l’entreprise.
Savoir repérer un risque, proposer une amélioration, intervenir efficacement en cas d’urgence : autant de compétences qui renforcent leur professionnalisme et leur confiance.
Cette formation s’inscrit pleinement dans la mission du CFA TRAJECTOIRE : préparer des professionnels compétents, responsables et conscients des enjeux de sécurité au travail.
Former aux gestes qui sauvent, c’est aussi transmettre des valeurs de solidarité et d’engagement. Une compétence précieuse, au travail comme dans la vie de tous les jours.
C’est d’ailleurs ce qu’en a retenu Rokiatou :
Á la question est-ce que cette formation vous a plu, elle répond de but en blanc : « Oh oui Madame ! En plus, elle pourra aussi nous servir pour nos amis et la famille ! »
Nouvelle mission accomplie
pour Angélique Bossuet qui, une fois de plus,
avec son dynamisme naturel
et sa force de conviction
a su transmettre un savoir vital !
Contact Angélique Bossuet : ngiformsantesecurite@gmail.com
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